Buenos Aires
Depuis notre départ, nous prenons le métro pour la première fois. A quelques centimes d'euros le ticket, tarif unique (pas d'abonnement ni de carte possible), c'est clairement le moyen le moins coûteux de se déplacer dans la ville et particulièrement avantageux pour les touristes.
Si les hôtels sont nombreux, le match de l'année entre les 2 équipes rivales de la capitale a lieu le lendemain de notre arrivée. Difficile de se faire une place dans ces conditions, de nombreux argentins ayant fait le déplacement pour l'évènement.
Nous trouvons finalement et avons la chance de nous faire inviter par un ami local (merci Martin) pour une soirée barbecue. Au dernier étage d'un immeuble de la banlieue de Buenos Aires, nous nous prélassons pour, encore une fois, goûter aux délices de la meilleure viande du monde.
Et non, ce titre n'est pas usurpé. Les argentins ont de la bonne viande, les vaches paissent paisiblement en liberté et surtout, ils savent faire un barbecue. Tout d'abord, un petit barbecue en argentine, ça n'existe pas. 1m50 de large au minimum sont nécessaire pour travailler correctement. Ensuite, contrairement à la France où, si on ne cuit pas tout en une fois, on est bon pour une seconde tournée qui prend du temps, en Argentine, on fait de la braise dans un foyer à côté de la grille elle même. Puis on glisse au fur et à mesure les braises sous la grille pour conserver une chaleur constante et ainsi cuire la viande en continue, sans risque de se retrouver à court et surtout sans interruption. Du grand art !
3 pièces de viande plus tard, nous sommes repus. Nous apprécions le briefing de Martin sur l'itinéraire à prendre pour la suite du voyage et ses conseils pour éviter de fâcheux désagréments.
Première heure le lendemain, après un changement d’hôtel laborieux (souvenez-vous, le match...), nous commençons enfin notre visite de la ville.
Le centre est vaste, très vaste, tout comme la ville qui est environ 2 fois plus grande que Paris en superficie. Très animée, nous retrouvons vite une ambiance qui nous rappelle à la fois Paris et celle des villes espagnoles. Malgré tout, la crise n'a pas épargnée le pays ni la capitale et on peut croiser les habitants les plus touchés qui plantent leurs cartons en plein milieu des parcs de la ville. A la fois visibles et discrets, rien n'est fait pour actuellement pour leur venir en aide, la situation ne semble pas "acceptée".
L'animation se retrouve principalement autour de Florida, la rue commerçante de la ville qui s'étend sur plus d'une dizaine de "cuadras" (Un cuadra est un bloc carré de maisons). Vendeurs d'artisanat, boutiques et galeries jonchent littéralement cette rue dédiée au commerce. On y trouve de tout, regardez bien...
| "Attention ! Il y a des abeilles dans la selle de la bicyclette" |
Dernière nuit à Buenos Aires, nous profitons du bar de l’hôtel très "tendance" et nous autorisons un restaurant. Notre budget étant pour le moins limité, c'est avec beaucoup d'amertume que le serveur nous apprends à la fin du repas que le dressage du couvert est payant (indiqué en petits caractères sur le menu). Arnaque du restaurant qui propose des cartes "à touriste" ? Nous n'en savons rien et concrètement "On s'en tape". En bons français aigris, nous ne lui laisserons aucun pourboire.
Dernier jour et nous quittons l'hôtel pour récupérer notre voiture. Suite du voyage motorisé car quand on paye 100€ par bus et par personne, on se rend vite compte que l'argentine est hors de prix. Et nous héritons d'une superbe GOL COUNTRY (non, il n'y a pas de faute, oui c'est une Golf).
Après un paiement difficile (Liquide nécessaire pour avoir 10% de rabais, limite de retrait obligatoire en argentine par carte et par jour et de nombreux aller/retour), nous pouvons enfin partir pour un "road trip" d'un mois.
Il faut bien comprendre que le choix de la voiture plutôt que le bus n'est pas seulement lié aux tarifs du bus. Nous allons faire du camping sauvage, dormir dans la voiture, manger à côté de la voiture et nous aurons un espace de stockage conséquent. Donc beaucoup moins d’hôtels à payer, moins de campings, moins de restaurants car nous pourrons cuisiner (barbecues ;). Enfin, l'essence est environ 2 fois moins chère qu'en France.
C'est dans cet esprit que nous prenons la route. Première nuit derrière une station service, premier barbecue derrière une station service, vous apprendrez plus tard à quel point les stations services d'argentines peuvent être accueillantes et représentent pour nous une alternative plus que viable aux coûteux campings.
Après un rapide passage à Cordoba qui nous donne un aperçu de l'ambiance chaleureuse des villes du centre, nous ne perdons pas de temps et filons vers Mendoza, la région du vin que nous ne voulons surtout pas manquer.
La Route 20
Le voyage de Cordoba à Mendoza fût inoubliable. Les premières collines apparaissant avec des paysages différents de ce que nous avions l'habitude de voir jusqu'à présent. Grandiose est le premier mot qui nous vient à l'esprit tant les vallées sont gigantesques.
Au fil de la route, le vent forci, le ciel se couvre....
Et c'est dans ces moments là que certaines phrases ne devraient pas être prononcées...
Stephen : Alors ! C'est tout c'que t'as dans l'ventre ?...
...5 minutes plus tard...
Le soleil se couche...
et l'orage s'installe...
Nous poursuivons rapidement notre route, longeant l'orage et poursuivi par la tempête. C'est en arrivant à la prochaine ville que nous assistons à son "black-out" total. Sans lumière, nous parvenons tout de même à repérer la direction de Mendoza. Là, les policiers nous suggèrent d'attendre une accalmie pour continuer, les animaux ayant tendances à paniquer sur les routes.
C'est après un café au poste de police (ils sont adorables ces argentins qu'on vous dit !) que nous continuons la route avec prudence, longeant toujours l'orage...
L'arrivée tardive à Mendoza se soldera par une nuit dans la voiture à trois.
Mendoza
Ville réputée pour son vin, il est hors de question de partir sans en avoir profité. Fort de nos nouveaux amis, Alex et Angel, nous décidons de partir faire la route du vin.
Arrivés dans la zone des bodegas (vignoble), direction le meilleur et certainement le moins sûr moyen de les visiter : un magasin de location de vélo, très judicieusement nommé "Bikes and Wine"
Après la visite rapide d'un musée et une première dégustation, nous décidons d'un commun accord que nous savons tous comment faire du vin et qu'on a autre chose à faire. Nous passons donc aux choses sérieuses et commandons une bouteille de vin à chaque bodega. A cinq, ça ne coûte pas très cher et c'est tout de même bien plus agréable.
Résultat....
| On déconne pas avec Rahan ! |
Le responsable de la boutique de location doit logiquement nous changer nos vélos. Sans nouvelle de lui après le repas, Alex (à gauche sur la photo) décide d'échanger nonchalamment son vélo avec un de ceux stationnés sur le parking (du même loueur). Apprenant ça à notre retour, le loueur (qui se retrouve tout de même avec un client coincé dans une bodega avec un vélo mort), se marre... puis nous propose de nous détendre autour d'un bon pichet de vin. Les argentins sont adorables, on vous le répétera souvent.
Retour à l’hôtel, nous terminerons la journée avec un barbecue (tous les hôtels disposent d'un barbecue, c'est la norme).
Après une nuit de sommeil dans la voiture (encore), départ vers l'est de Mendoza pour aller admirer l'Aconcagua, la plus haute montagne des andes (et accessoirement du monde hors-himalaya). Un trek difficile d'environ 30 minutes (oui, on mollit un peu).
Mais parce qu'on aime quand même bien l'aventure, nous décidons le lendemain pour le retour à Mendoza de passer par une piste indiquée sur un dépliant de 10cm offert par une touriste rencontrée au camping (Piste non indiquée sur notre carte routière).
Ce n'est que 3 heures de "road-trek" plus tard, seuls au monde et admirant un troupeau de vigognes, que la vérité s'impose à nous :
Malgré une ambiance unique et de magnifique paysages, nous constatons qu'un 4x4 est parfois nécessaire. Un demi-tour amer et nous validerons définitivement notre journée en manquant d'écraser 2 pumas, une mère et son petit, qui nous sont passés devant à moins de 2 mètres de la voiture. Trop rapides, nous n'aurons pas de photos mais juste la satisfaction d'avoir vu un des animaux les plus durs à observer à l'état sauvage.
Retour à Mendoza, ce sera notre dernière journée... avant les prolongations...
J'espère que vous avez retrouvé votre chemin, pour ne pas passer le réveillon du nouvel an au milieu de nul part, (tout dépend de la date à laquelle vous vous êtes perdus). Où que vous soyez en ce 31 décembre 2010 "Joyeux réveillon et meilleurs voeux pour la suite de vos aventures".
RépondreSupprimerVotre périple est extraordinaire ! Nous adorons !!!
RépondreSupprimerBonne année àtoi Stephen et à tes deux acolites.
Damien Elise Maéthan Naomi et Noham (les jumeaux)
Portez vous bien...
Bonne année les gars.
RépondreSupprimerC'est vraiment top. Mais il nous faut plus de photos.
Bises à vous trois.
Guigui
Bonne Année à tous pour 2011,
RépondreSupprimervrai, il nous faut la suite des albums photos!
passionnant ce que vous faites comme d'hab : on vous suit, merci pour ce nouveau post Stephen, a très bientôt..
Bonne année à vous trois de la part des Grenoblois , on a passé le révéillon tous les 4 en parlant encore de notre voyage un petit tour sur votre Blog pour nous faire réver encore , et de quoi nous inspirer pour l'automne prochain ;
RépondreSupprimerBonne route ...
Les photos du coucher de soleil en Argentine sont énormes, on se croirait dans un bon vieux film de Zombie :) Grâce à vous,j e viens d'ajouter l'Argentine à ma liste de pays à visiter.
RépondreSupprimerAu fur et à mesure que vous mettez de nouvelles photos sur le site, t'as les cheveux de plus en plus long (logique tu me diras) mais ça m'amène à la réflexion suivante : si ça continue, tu vas retrouver ta puissance capillaire que t'avais à ton retour des States :D
@Grenoiblois : Bonne année à vous de notre part à tous les trois, on parle encore nous aussi de notre périple inca avec vous :) Partez pas trop tôt à l'automne prochain qu'on ait le temps de passer vous voir \o/
RépondreSupprimer@Luffy : Non, peu de risque, le surplus de cheveux me draine beaucoup trop d'énergie :)