vendredi 12 novembre 2010

Cusco en mode "j'ai la dalle"

Fatigués par notre aventure au cœur des ruines incas, nous profitons de l'hôtel quelques jours pour nous reposer et planifier la suite du voyage vers la Bolivie:
Après notre retour en train du Machu Picchu, nous sommes pris de nostalgie ferroviaire et cherchons à joindre notre destination par la voie des rails. Comme il existe un train qui relie Cusco à Puno, nous nous renseignons à la gare. Le train est une petite merveille des années 20, entièrement rénovée, très luxueux et par conséquent hors de prix pour notre petit budget. Dommage.

Une fois passée la déception de devoir nous rabattre sur ce bon vieux bus, nous errons en ville à la recherche d'un restaurant à bas prix. Mission accomplie : soupe + poulet avec riz et tomate + boisson + banane en dessert pour seulement 2,5 soles (0,65 €). Le record tient toujours au moment où j'écris ces lignes. Nick, notre trésorier officiel, est ravi de cette économie. Le défi pour nous étant de toujours tirer les prix au plus bas sur les dépenses du quotidien afin de pouvoir lâcher un peu plus de tunes pour les "attractions" (ou pas).

Le lendemain, non content de notre record, nous tentons de nouveau notre chance au marché et visons cette fois-ci le repas complet à 2 soles. Peine perdue, nous rencontrons une mamita adorable, qui, après avoir appris que nous vivions à Paris comme son fils, se fait une joie de nous faire goûter le ceviche pour seulement 6 soles. Nous craquons pour ce plat traditionnel péruvien qui consiste à faire mariner du poisson cru, du poulpe ou autre produit de la mer, avec des oignons et des herbes. L'acidité du citron vert cuit légèrement le poisson et l'imprègne de toutes les saveurs. Un délice. De toute la cuisine péruvienne, c'est sans nul doute le plat qui a le plus de chance de plaire en France. Notre mamita ne s'y trompe pas et compte bien rejoindre son fils à Paris pour y tenter sa chance. Nous lui souhaitons bonne chance et repartons avec la promesse d'un repas gratuit à notre retour au pays si elle réussit son entreprise.



Nous profiterons aussi de ces 2 jours pour contempler cette ville magnifique. Par son statut d'ancienne capitale des incas, on y trouve un peu partout des petites rues bordées de murs de grosse pierres assemblées à la perfection, malgré leur formes parfois fantaisistes. La pierre la plus surprenante est celle à 12 angles. Amusez-vous à compter, il y en a bien 12.



La nuit, l'éclairage tamisé des rues rend le spectacle encore plus somptueux. On se surprend à rêver de l'époque des incas et des conquistadors. Les magasins d'artisanat local cherchent à vous vendre leurs produits en laine d'alpaga ou bien des tee-shirt humoristiques vous rappelant que les péruviens mangent les cochons d'Inde. Vous ne ferez pas un pas sans être invité à acheter ceci ou cela. Une vrai ville touristique. C'est énervant au début, mais certains finisssent par s'y faire. Nous, non.
La plaza de armas cloue le spectacle avec ses églises et son style colonial. La vue sur les flancs de la ville constellés de lumière est fascinante. La ville se fond avec le ciel et ses étoiles . Un énorme Jesus illuminé sur sa croix sur les hauteurs de la ville vous rappelle où commence le ciel et où fini la ville.

 

Après ces émotions, rien de tel pour se refaire, que de prendre un bon café en surplombant la place, ou de profiter du Mac Donald pour goûter le fameux Big Mac, à défaut d'un Mac Chupichu (ils n'ont pas osé le faire). Mais la vrai surprise a été le Bembos, le fast food local. On a pu y déguster des recettes de burgers originales inspirées des saveurs et ingrédients communs au Pérou.



Ce sont donc les yeux pleins de belles images et le ventre bien plein que nous partons vers les bords du Lac Titicaca.

1 commentaire:

  1. coucou, merci pour les photos, bonne route vers d'autres nouveaux paysages.

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