vendredi 22 octobre 2010

Aventures sur la côte pacifique...

Lima

Fort de cette expérience unique de trekking, nous ne pensons plus qu'à une chose, foutre le camp à Lima.

Premier bus partant le soir via notre compagnie fétiche "Movil Tours", nous sautons dedans sans hésiter.
Après nos 2 premières expériences de transport avec cette compagnie, nous nous plaçons judicieusement, à savoir :

  • Pas à l'arrière : lors de notre premier bus pour quitter l'Amazonie, nous étions innocemment montés dans le bus en short et t-shirt. Ceci m'a valu une crève monumentale, les compagnies de bus péruviennes ne sachant de toute évidence pas comment couper la climatisation la nuit qui soufflait semble-t-il aussi fort que possible de l'arrière sur nos épaules.
  • Pas près des toilettes : lors de notre deuxième bus, nous avions pris pulls, duvets, draps de soies pour parer à toute éventualité, mais nous n'avions pas prévu les toilettes, qui, il faut le savoir, la nuit, sont prises d'assaut par des hordes de péruviens (ils viennent même en famille). Se prendre la porte des toilettes dans le bras ou la jambe toute la nuit, ça n'a pas de prix.
Nous parvenons donc enfin à passer une nuit à peu près correcte dans un bus et arrivons pas trop fatigué à Miraflores (un quartier de Lima).

Sur les conseils d'Agatha, nous arrivons à l'hotel "The Gallery House". Excellent hotel de backpackers près de la côte, nous arrivons à 6h du matin alors qu'une soirée se termine. Premier constat, la porte ne ferme pas, la serrure a été montée à l'envers. Heureusement, un des gérant nous rassure à ce sujet lors du "Check-in" :

Gérant : No problem, the hostel is secure. (Pas de problème, l'hotel est très sûr)

Pendant ce temps, un participant de la soirée nous prouve son affection alors que nous retournons vers notre chambre :


Rassurés par la sécurité de l'hotel, nous découvrons Miraflores, une ville très occidentale (Centres commerciaux, des vrais trottoirs, des lampadaires, des vrais feux de signalisation avec affichage de compte à rebours, des parcs, un mall en front de mer).... Ouah, on est trop bien ici :)

Nous restons donc 3 jours, le temps de se remettre du trek et de profiter un peu d'Agatha qui nous emmènera visiter le centre historique de Lima de nuit pour savourer un "Pisco Sour" à l'hotel qui l'aurait soit disant conçu et goûter des plats typiques comme du coeur de vache.



Huacachina

Les meilleurs choses ayant une fin, départ pour Huacachina tôt le matin, toujours en bus, mais cette fois-ci en journée. Nous décidons par sécurité de prendre une compagnie renommée dans le sud du Pays : "Cruz del sur" qui nous surprendra avec ses bus équipés en WiFi (Oui, oui).

Huacachina est une petite oasis située en plein désert (mais néanmoins à moins de 5km de la ville principale Ica, donc pas vraiment perdue). Réputée pour ses fêtes et sa population de backpackers, nous ne resterons qu'une nuit. Désertique, peu d'ambiance et un accueil de merde suffiront largement à nous pousser à nous envoler vers d'autres cieux. Malgré un cadre plutôt sympa, vous ne verrez pas de photos (la flemme, hé oui, ça arrive).


Nazca

Départ pour Nazca tôt le matin, toujours avec "Cruz del sur", les bus de jours ne posent définitivement pas de problème :)

Arrivée à Nazca, nous subissons l'assaut d'un guide qui nous interpelle dans un français plus qu'approximatif mais largement meilleur que notre espagnol. Séduits, nous ne résistons pas longtemps à son insistance. Il nous propose un vol dans une compagnie sûre et à un tarif avantageux (sans blague).

Il nous emmène donc à son agence et nous propose 3 vols à 250, 300, 350 soles par personne (65, 80, 95 euros), le meilleur est bien évidemment le plus cher qui vole plus haut et avec moins de monde (dans un petit coucou en gros).

Nick : C'est hors de prix 
Coute : C'est pas possible
.... (Aller et retour du guide)
Guide ; Meilleurrr vol, et prrrix du deuxième (300 soles)
...
Steph : ça nous fait pas gagner grand chose
Coute : j'ai bien envie de le faire quand même
Nick : on a pas le budget, ça nous plombe trop
.... (Aller et retour du guide)
Guide : Je fais grrrros effort, meilleurrrr vol, et prrrix du premier (250 soles), pas possible mieux
....
Nick : Pfffh, c'est chaud quand même, et puis y'a eu des accidents
....
Guide : Je vous ramène au bus aprrès vol gratuitement, et compagnie buso meilleurrre, moins chère, moitié prix pour Cusco.
....
Nous : ... bon ça part

Le guide repart donc avec nous et son acolyte, chauffeur de taxi. Après une panne d'essence en arrivant à la station service (qui les obligera tout de même à pousser la voiture, espérons que les avions ne tombent pas en rade), nous retirons la monnaie, puis le chauffeur nous amène à l'aéroport.... presque désert. Peu de touristes se bousculent pour voir les lignes.

Après nous avoir pesés à l'agence pour une meilleure répartition du poids dans l'avion, c'est sur un magnifique "Highway To Hell" de ACDC que nous nous dirigeons vers l'embarquement (véridique).

Le vol se passera sans encombre, à l'exception :
  • du siège du 4ème passager, arraché par les mains crispés de Nick,
  • des "bips" qui indiquent au pilote qu'il ne devrait pas faire des virages si "serrés" parce que c'est dangereux,
  • des trous d'airs trop nombreux pour ne pas être inquiétants,
  • de nos estomacs qui ne voudront décidément pas rester à leurs places.
Après avoir consciencieusement compté les lignes que nous passions ("Sur votre droite, la baleine... et maintenant sur la gauche....), nous atterrissons avec l'impression d'avoir fait une connerie et d'en être sorti vivant.

Malgré tout, pouvoir observer ça de visu, ça n'a pas de prix :



Le commissariat Péruvien

Retour à la station de bus, constat de l'avantage de prix promis par le guide, nous achetons nos billets à la compagnie Cial (80 soles au lieu de 170). Retard de 2h (normal au Pérou), le repas nous est servi dans la salle d'attente :

  • 23h : départ du bus
  • 4h du matin : un israélien de la première classe affolé commence à fouiller le bus. Apparemment, il se serait fait voler son téléphone et de l'argent. Le bus ne s'étant pas arrêté, il lui semble évident que le voleur est dans le bus et donc, son portable aussi.
  • 5h du matin : la victime et l'hotesse foutent un bordel incroyable. L'israélien avec une lampe torche regarde partout et l'hotesse fait des allers/retours incessants et passe des coups de fils à "on ne sait qui" à ces heures indues. Bien sûr, l'hôtesse dormait à côté de nous et le téléphone est juste derrière moi, sinon c'est moins drôle.
  • 8h du matin : arrêt au commissariat d'Abancay, tout le monde descend. C'est parti pour une fouille au corps, pas trop approfondie non plus, il faudrait pas chopper le voleur. Ils ne demandent pas à tout le monde de se déshabiller, il suffit donc au voleur et mettre l'argent dans son slip et hop, ni vu ni connu.
  • 8h10 : 2 victimes sont recensées, l'israélien mais aussi un italien qui s'est fait voler son appareil photo et son ipod.
  • 8h30 : c'est mon tour, je déballe tout mon sac et vide mes poches, j'ouvre la poche où je mets mon argent et je découvre avec stupeur qu'il me manque les 200 soles que j'avais retiré à Nazca juste avant le départ et une carte de crédit (qui appartenait à Nick, nous nous les sommes réparties). Je suis la 3ème victime.
  • 8h31 : je suis persuadé que c'est l'hotesse la coupable. J'ai mis mon sac sous mon siège et elle dormait derrière nous, c'était la seule à pouvoir tirer le sac sans se faire remarquer et le remettre en place, de plus, elle s'est comporté bizarrement plusieurs fois dans le voyage, semblait stressée.
  • 8h40 : Nous avertissons les policiers de nos soupçons, je ne peux pas sortir de la pièce je dois faire un dépôt de plainte, le commissariat est dans un bordel innommable, les agents courant partout avec la totalité des passagers répartis dans les couloirs de l'immeuble, aucune organisation.
  • 9h : L'hôtesse avoue, les autres victimes ont corroborés nos soupçons quant à son étrange comportement. De plus, les deux autres victimes étant en classe VIP, seule l'hôtesse pouvait se déplaçer dans leur compartiment. A croire qu'elle avait envie de se faire prendre...
  • 10h : Après une heure d'un brassage d'air phénoménal, nous sommes autorisés à fouiller le bus par nous même. Les policiers ont tout retourné. Ils ont retrouvés de l'argent, et une carte de crédit. Nous procédons à notre propre inspection sans succès. L'hôtesse a apparemment jeté les objets par la fenêtre avant l'arrivée du bus au commissariat.
  • 10h30 : Nous sommes convoqués dans le bureau du commissaire pour une reconstitution.
  • 11h : Nous devons faire nos dépositions sur les objets volés, les signer et mettre notre petite empreinte d'index dessus.
  • 11h30 : Les biens retrouvés sont restitués :
    • L'argent de l'israélien qui est désespéré de s'être fait volé son téléphone
    • La carte de crédit de Nick.
  • 12h : Le bus repart. Mon argent est perdu (50 Euros tout de même). Un responsable de Cial la compagnie de bus nous invite à aller voir le responsable d'agence à notre arrivée pour un dédommagement.
  • 17h : Le bus arrive enfin à Cusco avec 6h de retard au total. Nous n'avons rien eu à manger de la journée, nous sommes donc fatigués, affamés et surtout très en colère.
Bien sûr, s'en suivra une longue altercation avec le responsable de l'agence et les victimes (moi, l'israélien et l'italien) qui demanderont un remboursement des pertes. Remboursement justifié par le fait que la voleuse se trouve être un membre de la compagnie.

Certains voyageurs nous y compris demanderont le remboursement des billets pour le service déplorable et le retard inadmissible qu'ils ont subit.

Le manager tentera tout pour noyer le poisson et refusera au final tout compromis malgré les multiples menaces que nous lui lancerons (Police, tribunal, presse) et finira par nous assurer que nous serons remboursé demain matin à 10h quand les banques ouvriront et qu'un responsable de la maison mère se sera déplacé.

Cusco

Le lendemain matin, nous arriverons pour constater un status quo complet et aucune évolution. Nous appelerons la police touristique, puis la police qui viendra sur place. La police m'emmènera moi et une victime (l'italien ayant autre chose à foutre de ses vacances, comme un trek par exemple, le machu pichu est pas loin il parait) au poste de police touristique.


La police nous dira sans surprise qu'elle ne peut rien faire et de régler ça de manière administrative avec le manager qui était présent.
Le manager nous emmènera négocier avec un médiateur, l'office de tourisme de Cusco "iPeru" (aucun lien avec une certaine compagnie fruitière) situé à l'aéroport. Sur place, les explications et le refus de coopérer du manager ne changera pas.

A la limite du pétage de cable, je demanderais encore une fois si la maison mère a bien été prévenue et à l'office de tourisme de les appeler pour échanger directement avec eux. A ce moment précis, le manager disparaîtra, comme si il ne souhaitait pas que la maison mère soit au courant, comme si il était complice de cette affaire de vol organisé...

Après 5 heures de démarches, je quitte les lieux, l'office de tourisme devant toujours nous contacter pour connaître la décision de la maison mère de la compagnie à ce sujet...

Arrivée à Cusco réussie et départ en trek pour le Machu Picchu le lendemain.

Viva el Peru !

5 commentaires:

  1. vous savez palabrer, vous êtes prêt pour l'Afrique aussi! mais obtenir gains de causes c'est difficile!
    vrai : vous avez pris trop de risques de voler dans un vieux coucou!

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  2. hé!hé! après "seul face à la nature", voici "seul face à l'étranger" ... il faut toujours garder un œil ouvert ;) (MB)

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  3. Fêter ton anniv dans la jungle bolivienne, original pour tes 31 ans, Joyeux anniversaire Stephen, arrose cela avec tes amis et envoie les photos! bisoussss

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  4. Joyeux anniversaire Stephen, bisous de toute la famille Jourdan

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