Considérée comme l'île la plus isolée du monde, découverte par le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen, le jour de Pâques, le 5 avril 1722, c'est un lieu mystique à plusieurs titres. Bien sûr, cette île est très connue pour ses statues imposantes appelées les moaïs. Mais ce qui attire le plus le voyageur est le mystère de leur présence. Comment ont ils été construits, transportés, érigés, mais surtout, pourquoi ?
Les moaïs sont principalement sculptés dans du tuf issu de la carrière de Rano Raraku. Certains portent un chapeau (pukao) composé de tuf rouge. De 2,5 à 9 mètres, pesant en moyenne 14 tonnes et pouvant aller jusqu'à 80 tonnes pour les plus gros (source wikipedia), on en trouve sur toute l'île.
Ce n'est que récemment qu'il a été déterminé que l'île fut boisée à une époque et que les rapanui (peuple aillant érigé ces sculptures) utilisaient très probablement des troncs d'arbres pour déplacer puis ériger ces gigantesques sculptures sur un ahu. Le rythme de construction des moaïs amena les rapanui à détruire quasi totalement les forêts de leur île sans que personne ne puisse expliquer la raison de cette frénésie ascendante de l'an 1100 jusqu'à l'an 1600. On décompte ainsi près de 900 moaïs sur toute l'île, dont de nombreux mis à terre suite aux tsunamis, aux tremblements de terre et surtout à l'évangélisation de l'île...
La plupart des moaïs regardent vers l'intérieur de l'île, dos à la mer. Il n'existe pas d'explication en ce qui concerne le rôle des moaïs dans la culture rapanui. Il est supposé que les moaïs étaient commandés à un sculpteur pour représenter un chef de famille ou de clan. En échange de ce service, le sculpteur était nourri par la famille. Une forme de culte des ancêtres... Mais cela ne reste que spéculations.
C'est à vélo que nous découvrirons la plupart de ces êtres de pierres, accompagnés de Marielle qui a fait l'effort (pendant son périple sud américain) de nous rejoindre. 45 km de route plus ou moins planes, beaucoup de moaïs tombés, une carrière impressionnante, un poulain sauvé d'une mort certaine et quelques coups de pédales plus tard, nous retournons à notre camping.
Mais si les moaïs restent l'attrait majeur de l'île, cette dernière possède d'autres atouts qu'il nous a été donné de découvrir.
Les habitants de l'île sont très chaleureux et le patron du camping nous a concocté un petit barbecul que nous partagerons avec coréen, japonais, polynésiens et péruvien. Au menu, poisson pêché par le propriétaire, viande ramenée par chacun, poivrons et purée maison de Coute : on aime !
C'est aussi ça l'île de pâques, un accueil de qualité.
L'autre mystère de cette île est l'écriture de son peuple qui a été trouvé sur les plaquettes Rongo-Rongo. Ces petroglyphes, uniques dans toute la sphère polynésienne, sont restés indéchiffrables à ce jour et surtout, il s'agit de la seule écriture au monde à se lire en retournant la tablette à chaque ligne (boustrophédon inversé).
Tous ces mystères participent à l'atmosphère générale de l'île. Sa géologie est sèche et avec peu d'arbres, elle possède un cratère remarquable et plusieurs tunnels de lave que nous ne manquerons pas de découvrir.
Non vraiment, si nous avons un seul reproche à faire à l'île de pâques c'est probablement le tarif exorbitant du parc naturel : 50 Euros par personne. C'est pour cette raison que nous avons visité le volcan à pied et que nous avons planifié un petit speech stratégique pour notre porte monnaie lors de notre entrée dans la carrière de moaïs.
Nick : Bonjour, on voudrait visiter la carrière
Garde : Bonjour, c'est 30000 pesos par personne
Coute : Ah ? On ne pensait pas que c'était si cher...
Garde : Vous venez de quel pays ?
Nous : France
Garde : Pour voir tout ça, ce n'est pas si cher, surtout pour vous qui venez de France...
Stephen : Ah mais le souci c'est qu'on a pas pris suffisamment d'argent, Nick tu as combien sur toi en tout ? 30000 ?
Garde : Si vous voulez, pour 30000 je vous laisse passer tous les quatres mais sans billet
Nick et Marielle comptent leurs sous (spécialement préparés pour l'occasion)
Nous : On a que 21000 désolé
Garde : 21000 c'est bien, si vous voulez passer...
Et voici comment une garde se met 21000 pesos dans la poche (32 Euros) et nous évite d'avoir à en payer 120 000 (200 Euros).
Après tant de péripéties, fin du séjour... Nous sommes heureux de nous poser tous les quatre autour d'une bière, les pieds dans l'eau... en attendant notre prochaine destination...
Bravo, superbe aventure, super les photos du Chili, et à bientôt pour le récit de Tahiti.
RépondreSupprimerca c'est de la négo ;)
RépondreSupprimerexcellent
RépondreSupprimerA force de parler espagnol, vous en oubliez le français mes ptits loups ;) Je me demande ce que j'préfère entre "aillant" et "barbecul". Hihi :* Il était temps de changer de continent :)
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